
Chaque été, la même question revient chez les parents que j’accompagne : “Est-ce qu’on fait les cahiers de vacances, ou pas ?” Et derrière elle, souvent, une autre : “Est-ce que je fais assez pour mon enfant ?”
Ce que dit la recherche est plus rassurant qu’on ne le pense. Et si la vraie question n’était pas combien de devoirs, mais dans quel état d’esprit on aborde l’été ?
Ce que les vacances font vraiment au cerveau de votre enfant
On pense souvent que les vacances sont un temps “perdu” pour les apprentissages. C’est l’inverse.
Le changement de rythme estival travaille une fonction cognitive sous-sollicitée le reste de l’année : la flexibilité. Un plan qui change, une sortie annulée par la pluie, un nouveau groupe d’enfants à apprivoiser — ce sont de petites épreuves qui construisent la tolérance à la frustration et la capacité d’adaptation.
Ce qui restera dans la mémoire de votre enfant dans 10 ans, ce n’est pas le nombre de pages du cahier de vacances remplies. C’est une odeur, un fou rire, un moment simple vécu à son rythme.
L’ennui : un allié inattendu
Vouloir remplir chaque journée part d’une bonne intention. Mais l’ennui n’est pas un problème à résoudre — il nourrit l’imagination, l’autonomie et la capacité à s’occuper de soi.
Un enfant qui s’ennuie invente, crée, explore. C’est exactement ce que le cerveau fait quand on le laisse en “mode repos” : il consolide les apprentissages de l’année, fait des connexions nouvelles, et recharge les ressources attentionnelles qui lui permettront de repartir en septembre.
Résister à l’envie de le “sauver” de l’ennui, c’est lui offrir l’un des meilleurs cadeaux de l’été.
Devoirs de vacances : le bon dosage selon la recherche
Si vous souhaitez quand même maintenir un rythme de travail, voici ce que les enseignants et chercheurs recommandent :
Le piège, c’est de vouloir “rentabiliser” les vacances en heures de travail.
Ce qui fonctionne vraiment :
- 20 minutes, 2 à 3 fois par semaine, à heure fixe — suffisent largement pour un enfant de primaire pour maintenir ses acquis
- Cibler 2 ou 3 notions précises si votre enfant a une difficulté identifiée — pas tout reprendre
- Aucun entraînement supplémentaire si votre enfant réussit bien — il a surtout besoin de vivre autre chose que l’école
Et si les devoirs de vacances deviennent une source de conflit ? C’est le signal qu’il faut lever le pied, pas appuyer davantage.
Apprendre sans “faire l’école à la maison”
Le quotidien des vacances regorge d’occasions d’apprendre sans cadre formel :
- Écrire une carte postale aux grands-parents → travail de l’écrit, du vocabulaire, de la syntaxe
- Calculer l’addition au restaurant ou gérer son argent de poche → maths en contexte réel
- Mesurer les ingrédients d’une recette → fractions, proportions, lecture
- Observer la marée, un insecte, les étoiles → sciences, curiosité, questionnement
Et quand votre enfant pose une question, essayez de répondre par une autre question : “Toi, tu penses quoi ?” L’enfant qui formule sa propre hypothèse, même maladroitement, développe sa pensée bien plus que celui à qui on donne directement la réponse.
Et vous, parent : comment sortir de la pression scolaire ?
La pression des devoirs de vacances ne vient pas toujours de l’enfant. Elle vient parfois de nous — de la crainte de “prendre du retard”, du regard des autres, de la culpabilité de ne pas en faire assez.
Quelques repères pour l’été :
- Un enfant détendu, en confiance, apprend bien mieux qu’un enfant sous pression
- Les vacances ne se “perdent” pas — elles se vivent
- Votre rôle de parent cet été n’est pas d’être enseignant, c’est d’être présent
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J’ai réuni ces repères dans une fiche d’une page : “Vacances : sortir de la pression scolaire”, avec 2 techniques de coaching à utiliser directement avec vos enfants cet été.
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Besoin d’un accompagnement pour la rentrée ?
Si votre enfant a vécu une année scolaire difficile, si les devoirs ont été une source de conflit régulière, ou si vous sentez qu’il aborde la rentrée avec de l’appréhension — c’est le bon moment pour en parler.
Je propose un premier échange pour faire le point sur la situation de votre enfant, sans engagement. https://www.coachlighthouse.com/parents/
À retenir
- Les vacances sont un accélérateur de développement — pas un temps perdu
- L’ennui nourrit l’imagination et l’autonomie
- 20 minutes, 2-3 fois par semaine suffisent si vous voulez maintenir un rythme
- Apprendre peut se faire sans cahier, dans le quotidien des vacances
- La pression scolaire estivale fait plus de mal que de bien à la relation parent-enfanthttps://www.coachlighthouse.com/mon-enfant-refuse-de-faire-ses-devoirs-que-faire/
Sources : Solène Rouxel, psychologue ; Johanna & Clémence, enseignantes (Les Clefs de l’École) ; travaux en psychologie cognitive sur la flexibilité mentale et la régulation émotionnelle chez l’enfant.


